NIS2 50+ salariés ou €10M+ CA : reporting d’incident en 72h obligatoire. Reporting d’incident en 72h obligatoire. Êtes-vous prêt ? →
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Conformité NIS2 pour PME et ETI : ce qui change, qui est concerné, et quoi faire

La directive NIS2 redéfinit les obligations de cybersécurité pour les entreprises européennes. Pour les PME et ETI françaises dépassant 50 salariés ou 10M € de chiffre d’affaires, c’est désormais un cadre légal contraignant : reporting d’incident en 72 heures, MFA obligatoire, gestion de la supply chain — et des sanctions pouvant atteindre 10 millions d’euros ou 2 % du chiffre d’affaires mondial.

Calendrier NIS2 : où en est la France ?

La directive (UE) 2022/2555 — dite NIS2 — a été adoptée le 14 décembre 2022 et publiée au Journal officiel de l’Union européenne le 27 décembre 2022. Elle remplace la directive NIS de 2016 et élargit considérablement le champ des entités concernées, passant de 7 secteurs (NIS1) à 18 secteurs (NIS2).

La date limite de transposition en droit national était fixée au 17 octobre 2024. La France a engagé sa transposition via la loi sur la résilience des activités d’importance vitale et la protection des infrastructures critiques. L’ANSSI est désignée comme autorité nationale compétente pour la supervision.

Estimation officielle : environ 600 entités essentielles et 10 000 à 15 000 entités importantes sont concernées en France — contre seulement 300 opérateurs sous NIS1. Les PME et ETI représentent l’essentiel de cette nouvelle vague.

À qui s’applique NIS2 ?

NIS2 s’applique selon deux critères cumulatifs : le secteur d’activité et la taille de l’entreprise.

Critère de taille : sont visées les moyennes et grandes entreprises, c’est-à-dire celles dépassant 50 salariés ou €10 millions de chiffre d’affaires annuel ou €10 millions de bilan. Certaines micro et petites entreprises sont également visées si elles opèrent dans des secteurs critiques (registres DNS, fournisseurs de services de confiance qualifiés, etc.).

Secteurs concernés (18 au total) : énergie, transports, banque, infrastructures des marchés financiers, santé, eau potable, eaux usées, infrastructures numériques, gestion des services TIC B2B, administration publique, espace, services postaux et de courrier, gestion des déchets, fabrication / production / distribution de produits chimiques, agroalimentaire, fabrication, fournisseurs numériques, recherche.

À retenir : si votre PME ou ETI dépasse 50 salariés et opère dans l’un de ces secteurs — ou est sous-traitante d’une entité elle-même concernée — NIS2 vous concerne.

Entité Essentielle (EE) ou Entité Importante (EI) ?

NIS2 distingue deux catégories d’entités, avec des obligations identiques mais des régimes de contrôle et de sanction différenciés.

Entité Essentielle (EE)

Grandes entreprises (250+ salariés ou €50M+ CA) opérant dans les secteurs hautement critiques : énergie, transports, banque, santé, eau, infrastructures numériques, espace.
Régime : supervision proactive (audits, inspections sur place possibles à tout moment).
Sanctions max : 10 M€ ou 2 % du CA mondial.

Entité Importante (EI)

Moyennes entreprises (50+ salariés ou €10M+ CA) opérant dans les autres secteurs critiques : services postaux, déchets, agroalimentaire, fabrication, recherche, fournisseurs numériques.
Régime : supervision réactive (contrôle uniquement en cas de manquement signalé).
Sanctions max : 7 M€ ou 1,4 % du CA mondial.

Sanctions, responsabilité du dirigeant

Au-delà des amendes administratives, NIS2 instaure une responsabilité personnelle des dirigeants. Les organes de direction peuvent être tenus directement responsables des manquements aux obligations de gestion des risques cyber. Cela signifie : obligation de formation à la cybersécurité pour les dirigeants, et possibilité de sanctions individuelles (interdiction temporaire d’exercer des fonctions de direction dans les cas les plus graves).

Autres mécanismes coercitifs prévus : astreintes journalières, ordres contraignants de mise en conformité, publication des sanctions, suspension temporaire de certification, et — pour les entités essentielles uniquement — interdictions temporaires d’activité.

Le simple fait de ne pas être en conformité n’entraîne pas automatiquement une sanction maximale : les autorités graduent en fonction de la gravité, de la durée du manquement, et de la coopération de l’entité. Mais l’absence de mesures techniques élémentaires (MFA, EDR, sauvegardes vérifiées) est considérée comme une circonstance aggravante.

Les 10 obligations techniques minimales

L’article 21 de la directive NIS2 énumère 10 catégories de mesures minimales que toute entité concernée doit mettre en place. Elles couvrent à la fois le volet technique et le volet organisationnel.

1. Politique de gestion des risques. Identification des risques pesant sur la sécurité des SI, méthodologie d’analyse, plan de traitement.
2. Gestion des incidents. Détection, qualification, réponse, notification (cadre 24h / 72h / 1 mois — détaillé plus bas).
3. Continuité d’activité. Plans de reprise (PRA / PCA), sauvegardes testées régulièrement, scénarios de bascule.
4. Sécurité de la chaîne d’approvisionnement. Évaluation et contrôle des risques cyber chez vos fournisseurs et sous-traitants.
5. Sécurité dans l’acquisition et le développement des SI. Intégration de la sécurité dans le cycle de vie (DevSecOps).
6. Évaluation de l’efficacité. Audits réguliers, tests d’intrusion, mesure de la posture.
7. Pratiques de cyber-hygiène et formation. Formation continue des collaborateurs et des dirigeants.
8. Cryptographie et chiffrement. Politique de chiffrement des données sensibles au repos et en transit.
9. Sécurité du personnel, contrôles d’accès, gestion d’actifs. Inventaire, durcissement des accès, principe du moindre privilège.
10. Authentification multifactorielle (MFA) et solutions sécurisées. MFA obligatoire pour les accès sensibles, communications sécurisées.

Reporting d’incident : le cadre 24h / 72h / 1 mois

C’est l’obligation la plus visible — et la plus opérationnellement contraignante — de NIS2. Toute entité doit notifier les incidents significatifs selon un calendrier précis :

≤ 24 heures

Alerte précoce. Notification initiale à l’ANSSI dès qu’un incident significatif est suspecté. Indiquer si l’incident résulte d’un acte malveillant et si un impact transfrontalier est possible.

≤ 72 heures

Notification d’incident. Évaluation initiale de l’impact (gravité, étendue, indicateurs de compromission), mesures prises ou envisagées. Doit être complétée et précisée si nécessaire.

≤ 1 mois

Rapport final. Description détaillée de l’incident (cause racine, gravité, mesures d’atténuation appliquées, conséquences transfrontalières si pertinent), leçons apprises.
Sans SOC opérationnel, sans détection automatisée, et sans processus d’escalade rodé, tenir ce calendrier est quasiment impossible — surtout pour une PME ou ETI sans équipe sécurité dédiée. C’est l’une des raisons pour lesquelles externaliser la détection devient un choix structurant.

Comment ucyber répond à NIS2

Pour chaque obligation NIS2, voici le service ucyber qui y répond. Aucun de ces services n’est gadget : ils correspondent exactement à ce qu’une autorité de supervision attendrait de voir lors d’un contrôle.
Obligation NIS2 Service ucyber
Détection d’incidents temps réel EDR + SOC MSSP 24/7 Agentique
Reporting 24h / 72h / 1 mois SOC MSSP + automatisation des notifications
Authentification multifactorielle (MFA) IAM avec SSO et MFA
Centralisation et corrélation des logs SIEM
Gestion continue des vulnérabilités VMDR
Audit périodique & tests d’intrusion Hackbots IA (continu) + Tests d’Intrusion Expert (humain)
Sécurité cloud et configurations CSPM + CWP
Protection des e-mails (phishing, malware) Email Security
Sécurisation des agents IA & du code LLM (AI Act Art. 9) AIGIL — surveillance runtime + audit build-time
Évaluation de la maturité & roadmap Pilote 60 jours — audit de posture NIS2 complet

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Questions fréquentes sur NIS2

Le seuil de référence est de 50 salariés ou €10 millions de CA annuel (ou €10 millions de bilan), si votre entreprise opère dans l’un des 18 secteurs visés. Certaines micro et petites entreprises sont également visées si leurs activités sont jugées critiques (par exemple, fournisseurs DNS, prestataires de services qualifiés). Le critère « taille » s’applique au niveau du groupe consolidé, pas seulement de l’entité juridique.

18 secteurs au total, contre 7 sous NIS1. Sont nouvellement intégrés : la gestion des déchets, la fabrication, l’agroalimentaire, la production et distribution de produits chimiques, la recherche, les services postaux, les fournisseurs de services numériques (plateformes, marketplaces, moteurs de recherche), les administrations publiques, et l’espace. Les secteurs historiques (énergie, transports, banque, santé, eau, infrastructures numériques) restent évidemment concernés.

Les obligations techniques et organisationnelles sont identiques. Ce qui diffère, c’est le régime de contrôle et le plafond des sanctions. Les EE (généralement grandes entreprises dans les secteurs hautement critiques) sont soumises à une supervision proactive (audits, inspections sur place possibles à tout moment) avec sanctions max à 10 M€ ou 2 % du CA mondial. Les EI relèvent d’une supervision réactive (contrôle uniquement si manquement signalé) avec sanctions max à 7 M€ ou 1,4 % du CA mondial.

Au-delà des amendes administratives (jusqu’à 10 M€ pour EE, 7 M€ pour EI), plusieurs mécanismes complémentaires existent : astreintes journalières, ordres contraignants de mise en conformité, publication des sanctions, suspension temporaire de certifications, et — uniquement pour les EE — possibilité d’interdictions temporaires d’activité. La directive prévoit également la responsabilité personnelle des dirigeants, avec possibilité d’interdiction temporaire d’exercer des fonctions de direction dans les cas les plus graves.

Le cadre est échelonné en trois temps. ≤ 24h : alerte précoce à l’ANSSI dès qu’un incident significatif est suspecté. ≤ 72h : notification complète avec évaluation initiale de l’impact, gravité, mesures prises ou envisagées. ≤ 1 mois : rapport final détaillé (cause racine, atténuations, leçons apprises). Sans détection automatisée, sans SOC opérationnel et sans processus d’escalade rodé, tenir ce calendrier est quasiment impossible.

Oui, indirectement mais de manière contraignante. NIS2 impose à chaque entité visée d’évaluer et de contrôler les risques cyber de sa chaîne d’approvisionnement — y compris ses fournisseurs IT, ses prestataires, ses sous-traitants. En pratique : vos clients régulés par NIS2 vont vous demander des engagements contractuels de cybersécurité, des audits, parfois la conformité à un référentiel (ISO 27001, SecNumCloud). Ne pas pouvoir le démontrer = perdre le contrat.

La date limite de transposition était fixée au 17 octobre 2024. La France a engagé sa transposition au travers de la loi sur la résilience des activités d’importance vitale et la protection des infrastructures critiques. L’ANSSI est désignée comme autorité nationale de supervision. Selon les dernières estimations, environ 600 EE et 10 000 à 15 000 EI sont concernées en France.

L’article 21 de la directive en liste 10 (résumées ci-dessus) : gestion des risques, gestion des incidents, continuité d’activité, sécurité de la supply chain, sécurité dans le développement des SI, évaluation d’efficacité, cyber-hygiène et formation, cryptographie, contrôles d’accès et gestion d’actifs, et MFA. Concrètement, attendez-vous à devoir démontrer : MFA généralisée, EDR comportemental, gestion des vulnérabilités, sauvegardes testées, plan de réponse à incident, et formation continue.

Trois étapes pragmatiques. 1. Évaluer. Auditer votre posture actuelle vs les exigences NIS2 — c’est l’objet du pilote 60 jours d’ucyber. 2. Prioriser. Combler les écarts les plus exposés (MFA absent, pas de détection, logs non centralisés) avant de viser le « 100 % conforme ». 3. Outiller. Mettre en place les briques structurantes (EDR, SOC managé, IAM, SIEM, gestion des vulnérabilités) plutôt que de tout réinventer en interne. Une PME ou ETI qui essaie de couvrir NIS2 à mains nues — sans outillage adapté — n’y arrivera pas.

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